
Nom du blog :
coeurdhome
Description du blog :
Quand le destin pousse deux êtres à se retrouver au delà des frontières de la raison.
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
07.04.2012
Dernière mise à jour :
25.01.2026
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merci nathalie. dans les liens du blog vous trouverez une adresse courriel que vous pouvez employer. http://c
Par coeurdhome, le 06.12.2025
bonjour. merci. j'adore ce que vous écrivez : votre style, la romance, la douleur, les paysages. j'ai vécue un
Par Nathalie, le 01.12.2025
.
En regardant le chèche bleu qu'Anna portait au cou, Oustass acquiesce de la tête, lui prend la main et l’entraîne à sa suite vers ce qui allait devenir son ex-demeure.
- Anna, as-tu déjeuné ce matin ?
- Non pas encore, mais si cela ne dérange personne j'aimerai avant tout prendre une bonne douche...
Dans un sourire contenu Oustass lui répond.
- Prends ta douche, je m'en vais quérir de quoi te constituer un déjeuner.
- Tu es certain ? lui demande-t-elle le sourire éclatant mais…,carnassier.
- Oui oui, je pense que cela sera…,mieux ainsi.
Et Oustass l'avait laissée prendre sa douche seule, même si au fond de lui brûlait le désir de retrouver entre ses bras la chaleur de son corps nu.
Il était revenu accompagné de Fatima qui l'a aidé à préparer les mets qu'ils avaient ramenés : dates, galettes chaudes, gâteaux sablés, crêpes épaisses, avec de la confiture de figues et du thé à la menthe.
Un vrai festin avait déclaré Anna en sortant de la douche, couverte de sa chemise à demi-fermée et d'une serviette nouée à sa taille.
Alors que Oustass la sert et la regarde manger, elle lui fait le récit de la rencontre avec Bouchra, de ses doutes lorsque dans l'avion avant de quitter la terre marocaine elle avait vu cette fantasia sur la piste, puis enfin sa décision de tenter de le retrouver, car Bouchra l'avait convaincue de ce qui se passer et elle n’avait pas voulu qu'il disparaisse sans avoir pu lui ouvrir son coeur.
- M'ouvrir ton coeur ?!... s'était exclamé Oustass.
Il est vrai que nous avons si peu eu l'occasion de vraiment le faire. Avant que tu n'ailles plus loin s'il te plaît, laisse-moi te dire, écoute-moi.
Oustass ressert du thé, ne dis rien mais pendant qu'il dose et remue le sucre dans la théière, prends le temps de l'observer.
Tout en admirant encore les lignes de ce visage qu'il a tant aimé, tout en reconnaissant la souplesse de son corps et en devinant la douceur de sa peau, il craint que ses mots la repousse alors que déjà, il sent naître en lui la chaleur de l'éveil de ses sens. Il s'y refuse, car la situation n'est plus, n'est pas au rapprochement, et il doit tenir cette distance. Aussi il ne tarde plus à lui raconter.
- Anna je nous ramène à avant Bordeaux. Tu n'as pas oublié ?
Lorsque que tu m'as autorisé à passer te voir la-bas, j'avais moi, déjà décidé de tout abandonner pour partir très loin de Toi.
- Comme tu continues de le faire là ...
- S'il te plaît, laisse-moi parler. Ce n'est pas facile de le dire et encore moins de faire rejaillir ces souvenirs.
Bordeaux, j'étais venu pour te dire adieu, et égoïstement emplir une dernière fois mes yeux de toi. Juste cela.
Un adieu poussé par la réalité de la situation que je te faisais traverser, poussé par mon impossibilité de vivre l'indifférence dans laquelle tu semblais me plonger.
Tu n'as pas oublié je pense. Tout ce qui était trop fort pour Toi,
Tout ce qui finissait par te rendre muette. Plus tu étais muette plus je pensais que tu voulais oublier ce que nous avions été, plus je pensais que tu m'en voulais, et donc ternissais ce que nous avions vécu ensemble.
Il ne m'aurait jamais été trop difficile d'entendre que tu ne voulais plus que se poursuivre notre histoire, nous savions que cela arriverait. Mais ce qui m'était difficile de maîtriser et de comprendre, c'était l'ambiguïté de tes actes parfois contraires à tes mots. Je n'ai en fait jamais vraiment su ce que tu décidais réellement, me fiant au mieux à tes gestes, à ta présence, à tes actes. Cela n'a jamais été facile. Tu comprends ?
Ce que tu ne semblais pas comprendre non plus, c'est que mes interrogations n'étaient en rien, au jamais, des reproches, ou des demandes contraires à tes attentes. Non ! Juste le besoin de situer le pourquoi d'un soudain noir ou blanc changeant.
Comme je ne pouvais pas comprendre moi, que tu ne parviennes pas à voir, non pas que j'avais des attentes, je n'en ai jamais eu, mais que parfois dans ces tourmentes imprévisibles j'avais besoin de ton aide, dans l'équilibre instable de toutes ces batailles du contraire.
Puis vint ce jour où tu m'as dit qu'en fait tu n'avais besoin en rien de moi.
Là le ciel m'est tombé sur la tête me lacérant jusqu'au coeur.
Tu balayais, retournais, tout ce que j'avais pu imaginer que nos partages de cette époque te donnaient. Et je savais qu'ils avaient été bien réels et qu'ils t'apportaient quelque chose, je l'ai toujours cru. Mais là d'une certaine manière tu les rejetais et les niais.
Alors oui, j'aurai pu vivre dans l'arrêt attendu de raison, de notre histoire, mais dans son rejet dans sa négation, je ne pouvais continuer de le vivre à tes côtés.
T'aimer en silence oui je savais le faire, mais penser que tu repoussais ce que nous avions pu être, non.
Alors j'ai pris cette décision. A Bordeaux je voulais juste passer te dire au revoir sans t'en avouer les raisons. Un dernier café avec Toi était la seule chose que je désirais retenir de nous, un dernier Instant.
Mais ce soir là, lorsque tu m'as ouvert la porte, j'ai vécu la plus rude de mes batailles. Jusqu'au moment où sur ma moto j'ai fait demi-tour pour revenir à ta chambre. Oui, une fois encore là, mon coeur a pris le dessus. Je ne voulais pas te quitter comme cela.
La suite tu la connais.
Ce que tu sais peut-être moins, c'est l'importance qu'a eu Bouchra dans ce lien maintenu entre nous.
Et tu t'en es rendue compte lorsqu'il est venu te trouver en France, comme pour ce mot laissé par ce motard, ainsi que pour cette messagerie qu'il n'a eu de cesse de veiller jusqu'au jour où tu l'as employée. Et ici, discrètement mais perpétuellement, il a tenté de me faire prendre contact avec toi.
La tasse qu'il porte à ses lèvres ne dissimule en rien le regard perçant qu'il tente de plonger dans les yeux d’Anna. Il reste toujours ébloui par ses yeux, mais il aimerait en cet instant savoir ce qu'elle pense.
Il ne peut non plus s'empêcher de laisser ses yeux glisser le long de la serviette qui lui recouvre mal les jambes, et de l'entrebâillement de sa chemise sur sa poitrine où pend de façon charmante, la perle qu'il a toujours vu à son cou.
L'air d’Anna est grave. Elle a un moment soutenu son regard avant de l'esquiver, elle se mord encore les lèvres avant de lui demander :
.